12nov2008
Classé dans : Livres
Auteur : Frédérick Jézégou
Présentation de l’éditeur
” Courir le guilledou – Faire la sainte Nitouche – En baver des ronds de chapeau – Se monter le bourrichon – En avoir sa claque – Changer de crèmerie – Laisser pisser le mérinos… Nées pour la plupart de la verve populaire, les expressions ont de la couleur, de la saveur, de la tchatche, de l’humour, de la drôlerie, de la cruauté, de la sagesse, de la poésie. Pourtant, certaines vieillissent, passent de mode, paraissent de plus en plus énigmatiques. Pourquoi ne pas en sauver quelques-unes de l’oubli qui les menace comme j’avais réussi à redonner du tonus à certains mots* ? Vous aussi, tirez de votre conversation ou de votre mémoire des expressions en voie de disparition. Rappelez-vous, amusez-vous, inventoriez, fichez, employez, osez, étonnez, ayez de l’expressivité… En route, mauvaise troupe ! Fouette, cocher ! Et que ça saute ! ”
Voir aussi :
- Quand il ne peut plus lutter contre le vent et la mer pour poursuivre sa route, il y a deux allures que peut encore prendre un voilier : la cape (le foc bordé à contre et la barre dessous) le soumet à la dérive du vent et de la mer, et la fuite devant la tempête en épaulant la lame sur l’arrière avec un minimum de toile. La fuite reste souvent, loin des côtes, la seule façon de sauver le bateau et son équipage. Elle permet aussi de découvrir des rivages inconnus qui surgiront à l’horizon des calmes retrouvés. Rivages inconnus qu’ignoreront toujours ceux qui ont la chance apparente de pouvoir suivre la route des cargos et des tankers, la route sans imprévu imposée par les compagnies de transport maritime. Vous connaissez sans doute un voilier nommé Désir.
- L’oubli est la condition indispensable de la mémoire.
- J’avais quinze ans en 1993, lorsque je me suis intéressée pour la première fois à Nicolas Sarkozy, (. .. ), j’aperçois le maire de Neuilly débouler dans une maternelle pour sauver des enfants pris en otage par un forcené. Sur le coup je me suis dis en voila un qui mouille sa chemise.
- Je ne parle jamais pendant la musique, du moins pendant la bonne musique. Si l’on en entend de mauvaise, c’est un devoir de la couvrir par le bruit d’une conversation.
- Les mots les plus froids s’ils me parlent de l’amour, me voilà brûlante. Aussi les corps. Est-ce là manquer à la fidélité ? Mais une main, mais un regard, ou quelqu’une de ces expressions très simples qui sont monnaie courante : ils ne vivent que l’un pour l’autre, et je ne m’appartiens plus. Mon ami c’est toi seul qui m’appris à goûter ainsi les lèvres. Je ne sais sans trembler fixer une bouche jeune, et bien rouge, et si je la rencontre. .. mais comprendras-tu jamais quel amour au fond de tels égarements ?.
- Pour vivre de vieux jours, rien ne vaut une mauvaise mémoire.
- Le bonheur, c’est avoir une bonne santé et une mauvaise mémoire.
- Peu de gens sont faits pour briller en compagnie, mais il est au pouvoir de la plupart des hommes d’être agréables. La raison pour laquelle la conversation est tombée si bas à présent, ce n’est donc pas le défaut d’intelligence, mais l’orgueil, la vanité, le mauvais caractère, l’affectation, la singularité, l’entêtement, ou quelque autre vice, résultat d’une mauvaise éducation.
- Très tôt j’ai su qu’il faudrait appeler les mots à mon secours. J’avais découvert que certaines phrases avaient le pouvoir de calmer la mélancolie, la tristesse ou le chagrin.
- Soldats ! L’intégrité de la France est menacée par la Prusse. Celui qui menace la France menace la civilisation et la liberté. Je vais protéger les Français qui sont nos amis et qui nous aiment. Venez avec moi, nous traverserons l’océan à la nage, et attention à ne pas mouiller vos munitions !
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