Deux êtres qui s’aiment bien sur terre font un ange dans le ciel. Voilà ce que j’ai trouvé l’autre jour dans un ouvrage nouveau. Connais-tu une parole plus belle et plus sublime ?
[Alfred de Musset ]
Lettre à George Sand
Le jour de la Saint Valentin , échangez des mots doux le jour de la fête des amoureux : Consultez cette sélection de citations pour la Saint Valentin , pour déclarer votre flamme.
Je suis perdu, vois-tu, je suis noyé, inondé d’amour ;
je ne sais plus si je vis, si je mange, si je respire, si je parle ;
je sais que je t’aime.
Ainsi, un mot, dis-moi ton heure. Sera-ce soir ? demain ?
Quand tu voudras, quand tu auras une heure, un instant à perdre.
Réponds-moi une ligne. Si c’est ce soir, tant mieux.
Si c’est dans un mois, j’y serai.
Ce sera quand tu n’auras rien à faire, moi, je n’ai à faire que de t’aimer.
[Alfred de Musset ]
Lettre à George Sand
Si mon nom est écrit dans un coin de votre cœur, quelque faible, quelque décolorée qu’en soit l’empreinte, ne l’effacez pas.
Il serait trop cruel de venir dire à un malheureux qui meurt d’amour, qu’il a tort de mourir.
Les taureaux blessés dans le cirque ont la permission d’aller se coucher dans un coin avec l’épée du matador dans l’épaule, et de finir en paix.
[Alfred de Musset ]
Lettre à George Sand
Depuis deux mois que je perds le repos, la force et l’espérance,
vous ai-je dit un mot de ce fatal amour qui me dévore et qui me tue, ne le savez-vous pas ?
Levez la tête ; faut-il vous le dire ? Ne voyez-vous pas que je souffre et que mes nuits se passent à pleurer ?
La Confession d’un Enfant du siècle, 1836
Alfred de Musset
On dit qu’il n’y a rien de si rapide qu’un sentiment d’antipathie !
Mais je crois qu’on devine plus vite encore qu’on se comprend et qu’on va s’aimer.
Nous sentions bien qu’il y avait un tiers entre nous ;
c’était l’amour que j’avais pour elle.
Rien ne le trahissait dans mes actions, mais il parut bientôt sur mon visage :
je perdais ma gaieté, ma force, et l’apparence de santé que j’avais sur les joues.
Un mois ne s’était pas encore écoulé, que je ne ressemblais plus à moi-même.
La Confession d’un Enfant du siècle, 1836
Alfred de Musset
Folle ! j’ai voulu souffrir en silence, vous consacrer ma résignation ;
j’ai voulu vous cacher mes larmes ;
Folle ! j’ai voulu traverser les mers, m’exiler de France avec vous,
aller mourir, loin de tout ce qui m’a aimée sur ce cœur qui doute de moi.
Folle ! j’ai cru que la vérité avait un regard, un accent, qu’on la devinait, qu’on la respectait !
[Brigitte], La Confession d’un Enfant du siècle, 1836
Alfred de Musset
Pendant que tes lèvres touchaient les siennes,
pendant que tes bras entouraient son cou,
pendant que les anges de l’éternel amour vous enlaçaient
comme un seul être des liens du sang de la volupté,
vous étiez plus loin l’un de l’autre que deux exilés
aux deux bouts de la terre, séparés par le monde entier.
Regarde-la, et surtout fais silence.
La Confession d’un Enfant du siècle, 1836
Alfred de Musset
Son cœur est un logis qui n’a pas d’escalier.
Namouna,
Chant premier, XXVI, décembre 1832
Alfred de Musset
Et n’oublie pas ceci : c’est que souvent l’amour meurt parce qu’on ne fait pas, pour le conserver, tout ce qu’on avait fait pour l’inspirer.
Voyage où il vous plaira,
Alfred de Musset
Un mot de toi pourra toujours décider de ma vie.
Alfred de Musset à George Sand
Tant qu’un grain d’amitié reste dans la balance,
Le souvenir souffrant s’attache à l’espérance.
Namouna,
Chant premier, XL, décembre 1832
Alfred de Musset
A elle seule, la vie est une citation.
[ Jorge Luis Borges ]
dicocitations
6 février 2010 à 9:43
LÉGENDE DE SAINT VALENTIN.
Valentin fut un honorable prêtre que Claude, empereur, fit venir à lui, et auquel il dit : « Valentin, qu'y a-t-il? Pourquoi n'es-tu pas dans notre amitié? Adore nos dieux et renonce à ta vaine croyance. » Valentin lui répondit : « Si tu connaissais la grâce de Dieu, tu ne dirais jamais pareilles choses, mais tu renoncerais aux idoles et tu adorerais le Dieu qui est aux cieux. » Et alors un officier qui était auprès de Claude dit : « Valentin, que veux-tu dire de nos dieux et de leur sainteté? » Et Valentin dit : « Je n'en dis rien, si ce n'est qu'ils furent des hommes, de vrais misérables tout pleins de souillures de tout genre. » Claude dit alors : « Si le Christ est le vrai Dieu, pourquoi ne le dis-tu pas?» Et Valentin répliqua : « Vraiment le Christ est seul Dieu, et si tu crois en lui, ton âme sera sauvée et ta prospérité s'accroîtra ; la victoire te sera donnée sur tous tes ennemis. » Et alors Claude dit à ceux qui étaient là : « Romains, écoutez comme il parle avec sagesse et droiture. » Et alors le gouverneur dit . « L'empereur est déçu ; renoncerons-nous à ce que nous avons cru depuis notre enfance ?» Et alors le cœur de Claude fut changé. Et Valentin fut donné en garde à un officier des premiers de l'empire, et quand il eut mené Valentin en sa maison, le saint parla ainsi : « Seigneur Jésus-Christ, qui êtes la vraie lumière, éclairez cette maison, afin qu'ils vous reconnaissent comme le vrai Dieu. » Et alors l'officier lui dit : « Je suis surpris que tu dises que le Christ est la vraie lumière, et certes s'il éclaire ma pauvre fille qui a été si longtemps aveugle, je ferai tout ce que tu me diras. » Et alors' le bienheureux Valentin fit sa prière à Dieu et il rendit la vue à la fille aveugle, et il convertit tous ceux de la maison. Et alors l'empereur commanda que Valentin eût la tête tranchée vers l'an de Notre-Seigneur Jésus-Christ deux cent quatre-vingt.